sans chauffage
Un logement inoccupé l'hiver : où l’eau se dépose
Le simulateur est préréglé sur un cas d’un logement inoccupé l'hiver. Déplacez les réglettes : la buée apparaît au moment exact où la paroi passe sous le point de rosée.
L’eau se dépose dans ce cas
Avec de l’air à 9,0 °C et 85 % d’humidité relative, le point de rosée est à 6,6 °C ± 0,35 °C. Une paroi à 6,0 °C est donc 0,6 °C sous ce seuil : la paroi passe sous le point de rosée.
Ces valeurs sont un cas d’illustration, pas une mesure chez vous. Les réglettes du simulateur ci-dessous sont libres — c’est votre hygromètre qui donne les vôtres.
Le cas d’un logement inoccupé l'hiver, réglable
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Sans chauffage, la température intérieure rejoint celle des parois
Dans un logement inoccupé l’hiver, le chauffage s’arrête souvent, et l’aération aussi. L’air intérieur se rapproche alors des températures des surfaces froides. C’est là que la buée et l’eau déposée deviennent compréhensibles : ce n’est pas l’air « froid » qui fait condenser à lui seul, c’est la rencontre entre l’air ambiant et une surface plus froide que le point de rosée.
Le cas d’illustration de cette page est réglé sur un air à 9,0 °C et 85 % d’humidité relative. Avec ces valeurs, le point de rosée calculé est de 6,6 °C, avec une incertitude de plus ou moins 0,35 °C. La surface la plus froide est supposée être à 6,0 °C. Elle se situe donc 0,6 °C sous le point de rosée. Dans cette configuration, la vapeur d’eau peut se déposer en eau liquide sur cette surface.
Le mécanisme est simple. Le point de rosée est la température à laquelle un air refroidi sans perdre ni gagner d’eau atteint la saturation. Si une paroi est à une température inférieure ou égale à ce seuil, la condensation devient possible sur cette paroi. La température de l’air ne suffit donc pas à répondre à la question « où l’eau va-t-elle se déposer ? ». Il faut regarder la température des surfaces.
Un autre point évite beaucoup de contresens : l’humidité relative n’est pas une quantité d’eau. C’est un niveau de saturation. Un même pourcentage ne représente pas la même masse de vapeur selon la température. Ici, à 9,0 °C et 85 % d’humidité relative, un mètre cube d’air contient 7,5 g d’eau. À titre de repère, à 20 °C et 50 %, un mètre cube contient environ 8,6 g d’eau, et à 20 °C saturé, environ 17,2 g. L’air chaud peut donc porter davantage de vapeur que l’air froid. C’est pourquoi un air qui se refroidit peut se mettre à déposer de l’eau sans qu’aucune eau n’ait été ajoutée entre-temps.
Dans un logement laissé fermé, l’humidité produite par le bâtiment lui-même n’est plus évacuée comme lorsqu’on chauffe et qu’on aère. Cette eau reste alors dans l’air intérieur jusqu’au moment où une surface assez froide la fait condenser. La condensation est la condition nécessaire pour qu’une paroi reste humide durablement. En revanche, elle ne donne pas une date d’apparition visible : cela dépend aussi du matériau et du temps d’exposition.
Ce que ça change au calcul, et pourquoi c’est parfois une bonne nouvelle
Quand le logement n’est plus chauffé, les écarts entre l’air et certaines surfaces peuvent parfois diminuer. Cela change la lecture du risque. Si l’air et les parois se rapprochent en température, certaines surfaces peuvent se retrouver moins nettement en dessous du point de rosée qu’en période de chauffage. C’est parfois une bonne nouvelle, car la condensation dépend de la surface, pas d’une impression générale de « pièce froide ».
Mais il faut garder les bons repères. Le calcul du point de rosée utilisé ici repose sur la formule de Magnus avec les coefficients Sonntag 1990, valable sur une large plage de températures, avec l’incertitude annoncée plus haut. Les valeurs affichées par le simulateur sont donc des résultats de calcul. Ce ne sont pas des relevés de terrain. Le cas présenté sur cette page sert à comprendre le phénomène, pas à décrire votre logement tel quel.
Pour savoir ce qui se passe réellement chez vous, il faut partir de mesures d’air avec un hygromètre, puis comparer le point de rosée obtenu avec la température des surfaces. C’est cette comparaison qui permet de savoir où l’eau peut se déposer. Si la surface reste au-dessus du point de rosée, il n’y a pas de condensation. Si elle passe en dessous, la condensation devient possible.
Le bon côté d’un logement froid est donc limité mais réel : l’air froid contient moins d’eau qu’un air plus chaud au même niveau de saturation. Dans le cas illustré ici, on parle de 7,5 g d’eau par mètre cube. Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas non plus une masse à interpréter comme un débit à retirer chaque jour. Ce site refuse d’ailleurs de transformer cette masse en « litres par jour ». Une telle conversion exigerait deux informations que le formulaire ne peut pas connaître : le renouvellement d’air du logement et le débit des apports d’eau. Sans elles, le chiffre serait trompeur.
Le moment de bascule au retour du chauffage
Le retour du chauffage change rapidement le comportement de l’air. L’air réchauffé peut contenir davantage de vapeur d’eau. Tant qu’on raisonne sur l’air seul, cela peut donner l’impression que la situation s’améliore. Pourtant, le point décisif reste la température des surfaces. Si certaines parois sont encore froides pendant que l’air se réchauffe et circule à nouveau, ce sont elles qui pilotent la condensation.
Le moment de bascule se situe donc dans cette phase transitoire : l’air intérieur remonte en température, mais les surfaces les plus froides ne suivent pas toujours au même rythme. Or la règle ne change pas. Dès qu’une surface est à une température inférieure ou égale au point de rosée de l’air ambiant, l’eau peut s’y déposer. Il faut donc se méfier d’une idée fréquente : « si je chauffe, j’éloigne forcément la condensation ». Ce n’est vrai que si les surfaces sortent elles aussi de la zone critique.
Dans le cas illustré, la surface froide est déjà sous le point de rosée. Si l’air intérieur évolue, tout dépendra de la nouvelle combinaison entre quantité d’eau dans l’air, humidité relative, point de rosée et température des surfaces. Le simulateur sert précisément à visualiser ce lien. Mais ses chiffres restent des calculs d’exemple, pas des observations chez vous. Les vraies valeurs viennent des mesures.
Ce qu’il est raisonnable d’attendre d’un appareil ici
Un appareil qui retire de l’eau de l’air peut aider à abaisser le point de rosée, puisqu’il réduit la quantité de vapeur présente dans l’air intérieur. Si le point de rosée baisse assez, une surface qui condensait peut cesser de condenser. Voilà ce qu’il est raisonnable d’attendre : agir sur l’air pour déplacer le seuil de condensation.
Il ne faut pas lui demander ce qu’on ne peut pas calculer sérieusement à partir des seules données de cette page. On connaît ici une masse d’eau par mètre cube d’air, pas un volume d’eau à extraire chaque jour. Transformer cela en débit serait artificiel, car il manque le renouvellement d’air du local et les apports d’eau. Le site ne fait donc pas cette conversion.
Pour un appareil à condensation, dit à compresseur, un point de vigilance est documenté : il est prévu pour des pièces à 13-15 °C au minimum. En dessous, son rendement chute fortement et il peut givrer. Si le logement reste froid en hiver, il faut donc vérifier la plage de fonctionnement annoncée par le fabricant de l’appareil envisagé. Ce site ne va pas plus loin et n’affirme pas qu’une autre technologie ferait mieux sous 15 °C.
- Mesurez l’air avec un hygromètre.
- Comparez le point de rosée calculé à la température des surfaces.
- Vérifiez la plage de fonctionnement annoncée par le fabricant.
Le point utile à garder en tête est simple : dans un logement inoccupé l’hiver, l’eau se dépose là où une surface passe sous le point de rosée de l’air intérieur. Sans chauffage, l’air se rapproche des parois. Au retour du chauffage, la situation peut bouger vite, mais la règle reste la même. Comprendre cette règle permet déjà de lire correctement la buée et la condensation.
Questions fréquentes
Faut-il chauffer plus, ou déshumidifier ?
Les deux marchent, par des chemins différents : chauffer réchauffe la paroi et l’éloigne du point de rosée, déshumidifier abaisse le point de rosée lui-même. Le simulateur permet de tester les deux — montez la température de la paroi, ou baissez l’humidité, et regardez à partir de quand la buée disparaît.
Un appareil ordinaire fonctionne-t-il ici ?
À cette température, un appareil à compresseur sort de la plage pour laquelle il est prévu. Lisez la plage annoncée par le fabricant avant d’acheter : c’est la seule information qui engage quelqu’un.
Quelle humidité viser ?
Nous ne donnons pas de chiffre unique : ce qui compte n’est pas un pourcentage mais l’écart entre le point de rosée qui en découle et la température de vos parois. Un même taux est confortable dans une pièce bien isolée et problématique dans une pièce à parois froides.