sans chauffage
Un local de stockage : où l’eau se dépose, et pourquoi
Le simulateur est préréglé sur un cas d’un local de stockage. Déplacez les réglettes : la buée apparaît au moment exact où la paroi passe sous le point de rosée.
L’eau se dépose dans ce cas
Avec de l’air à 12,0 °C et 82 % d’humidité relative, le point de rosée est à 9,0 °C ± 0,35 °C. Une paroi à 8,0 °C est donc 1,0 °C sous ce seuil : la paroi passe sous le point de rosée.
Ces valeurs sont un cas d’illustration, pas une mesure chez vous. Les réglettes du simulateur ci-dessous sont libres — c’est votre hygromètre qui donne les vôtres.
Le cas d’un local de stockage, réglable
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Sans chauffage, la température intérieure rejoint celle des parois
Dans un local de stockage peu ou pas chauffé, l’air intérieur finit souvent par se rapprocher de la température des surfaces qui l’entourent. C’est le point de départ du problème. La condensation ne se décide pas à partir de la température de l’air seule. Elle dépend de la température de la surface sur laquelle l’eau peut se déposer.
Le repère utile est le point de rosée. C’est la température à laquelle un air donné, refroidi sans perdre ni gagner d’eau, arrive à saturation. Si on le refroidit encore, une partie de la vapeur ne peut plus rester dans l’air et se transforme en eau liquide.
Pour le cas d’illustration retenu ici, l’air est réglé à 12,0 °C avec 82 % d’humidité relative. Le point de rosée correspondant est de 9,0 °C, avec une incertitude de plus ou moins 0,35 °C. La surface la plus froide est supposée à 8,0 °C. Elle se situe donc 1,0 °C sous le point de rosée. Dans cette configuration, la condensation est possible sur cette surface, puisque sa température est inférieure ou égale au point de rosée de l’air ambiant.
Ce point est central : la buée ou les gouttelettes apparaissent sur les zones les plus froides, pas parce que l’air est « très froid », mais parce qu’une surface passe sous le seuil de saturation de cet air. Deux pièces à la même humidité relative peuvent donc se comporter très différemment si leurs surfaces n’ont pas la même température.
L’humidité relative ne dit pas à elle seule combien d’eau est présente. C’est un niveau de saturation. Un même pourcentage ne représente pas la même quantité d’eau selon la température. Ici, à 12,0 °C et 82 % d’humidité relative, un mètre cube d’air contient 8,7 g d’eau. Cette valeur montre qu’un air assez frais peut déjà contenir une quantité d’eau proche de celle d’un air à 20 °C et 50 % d’humidité relative, qui en contient environ 8,6 g par mètre cube.
Les nombres affichés sur cette page servent d’exemple. Ils proviennent d’un calcul, pas d’un relevé dans votre local. Pour connaître la situation réelle, il faut la mesurer avec un hygromètre. Le simulateur, lui, permet de comprendre le mécanisme et d’estimer à quel moment une surface bascule vers la condensation.
Ce que ça change au calcul, et pourquoi c’est parfois une bonne nouvelle
Quand un local n’est pas chauffé, l’écart entre l’air et les surfaces peut devenir plus faible que dans une pièce chaude. Ce rapprochement a un effet simple sur le calcul : il évite parfois les surprises liées à un air très chaud chargé d’eau qui rencontrerait une surface nettement plus froide.
L’air chaud peut contenir davantage de vapeur d’eau que l’air froid. C’est pour cela qu’un même air, simplement refroidi, finit par déposer de l’eau même si aucune eau nouvelle n’a été ajoutée. Dans un local de stockage, le fait d’avoir un air plus frais limite cette capacité de stockage. Cela peut être une bonne nouvelle sur un point précis : l’air ambiant embarque moins facilement de grandes quantités de vapeur qu’un air plus chaud.
Mais cela ne supprime pas le risque. Tout se joue à quelques degrés autour du point de rosée. Dans notre cas d’illustration, la marge est faible. Une surface à 8,0 °C se trouve déjà sous le seuil de 9,0 °C. La condensation n’a donc pas besoin d’un grand écart pour apparaître.
Le calcul utilisé ici repose sur la formule de Magnus avec les coefficients de Sonntag 1990, valables entre −45 °C et +60 °C, avec l’incertitude annoncée plus haut. Cette précision ne transforme pas un calcul en mesure. Elle fixe seulement le cadre du résultat affiché. Si vous voyez de la buée dans un local, l’ordre logique reste le même : relever la température de l’air, son humidité relative, puis comparer le point de rosée obtenu avec la température des surfaces les plus froides.
Il faut aussi garder une idée claire de ce que le calcul dit, et de ce qu’il ne dit pas. Il permet de savoir si la condensation est physiquement possible sur une surface donnée. Il ne donne pas une date d’apparition de taches. Une surface durablement humide suppose d’abord qu’il y ait condensation, mais l’aspect visible dépend aussi du matériau et du temps d’exposition.
Le moment de bascule au retour du chauffage
Le retour du chauffage change vite la lecture, parfois dans le bon sens, parfois avec un passage transitoire trompeur. Si l’air se réchauffe sans recevoir d’eau supplémentaire, son humidité relative baisse. Le point de rosée, lui, ne grimpe pas automatiquement parce que la quantité d’eau contenue dans l’air n’a pas changé. Dans ce cas, le risque de condensation peut diminuer à mesure que les surfaces se réchauffent à leur tour.
Le basculement réel se produit donc quand les surfaces repassent au-dessus du point de rosée de l’air présent. Tant qu’une paroi reste à une température inférieure ou égale à ce seuil, elle peut recevoir de l’eau liquide. Dès qu’elle le dépasse, cette voie de dépôt cesse.
Le point délicat tient au décalage entre l’air et les surfaces. L’air peut se réchauffer plus vite, alors que les zones les plus froides restent encore sous le point de rosée pendant un temps. On a alors l’impression que « le chauffage est revenu », mais les conditions de condensation peuvent encore subsister localement. Le calcul ne donne pas de durée, et il ne faut pas lui en faire dire plus que ce qu’il dit.
Ce qu’il est raisonnable d’attendre d’un appareil ici
Un appareil qui retire de l’eau de l’air peut aider à abaisser la quantité de vapeur présente, donc à éloigner le point de rosée des surfaces froides. C’est l’effet attendu. En revanche, il ne faut pas lui demander un résultat chiffré converti en « litres par jour » à partir des seules données du simulateur. Ce site refuse cette conversion pour une raison simple : elle dépend du renouvellement d’air du local et du débit des apports d’eau, deux valeurs qu’un formulaire ne connaît pas.
Dans un local de stockage frais, il faut aussi regarder la plage de fonctionnement annoncée. Un appareil à condensation, dit à compresseur, est prévu pour des pièces à 13-15 °C au minimum. En dessous, son rendement chute et un givrage peut apparaître. Sous 15 °C, la bonne règle est donc de vérifier la plage de fonctionnement annoncée par le fabricant de l’appareil envisagé.
- Le simulateur montre si l’air est proche de la saturation sur une surface froide.
- Il n’annonce ni débit réel extrait ni résultat journalier converti.
- La mesure sur place reste le bon point de départ.
Autrement dit, un appareil peut déplacer le point de rosée dans le bon sens si l’air contient moins d’eau. Mais son efficacité réelle dépend du local tel qu’il fonctionne, pas seulement d’un calcul théorique affiché à l’écran.
Questions fréquentes
Faut-il chauffer plus, ou déshumidifier ?
Les deux marchent, par des chemins différents : chauffer réchauffe la paroi et l’éloigne du point de rosée, déshumidifier abaisse le point de rosée lui-même. Le simulateur permet de tester les deux — montez la température de la paroi, ou baissez l’humidité, et regardez à partir de quand la buée disparaît.
Quelle humidité viser ?
Nous ne donnons pas de chiffre unique : ce qui compte n’est pas un pourcentage mais l’écart entre le point de rosée qui en découle et la température de vos parois. Un même taux est confortable dans une pièce bien isolée et problématique dans une pièce à parois froides.
Un appareil ordinaire fonctionne-t-il ici ?
À cette température, un appareil à compresseur sort de la plage pour laquelle il est prévu. Lisez la plage annoncée par le fabricant avant d’acheter : c’est la seule information qui engage quelqu’un.