volume fermé
Déshumidificateur placard : un volume sans air
Le simulateur est préréglé sur un cas d’un placard. Déplacez les réglettes : la buée apparaît au moment exact où la paroi passe sous le point de rosée.
L’eau se dépose dans ce cas
Avec de l’air à 18,0 °C et 78 % d’humidité relative, le point de rosée est à 14,1 °C ± 0,35 °C. Une paroi à 13,0 °C est donc 1,1 °C sous ce seuil : la paroi passe sous le point de rosée.
Ces valeurs sont un cas d’illustration, pas une mesure chez vous. Les réglettes du simulateur ci-dessous sont libres — c’est votre hygromètre qui donne les vôtres.
Le cas d’un placard, réglable
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L’air qui ne se mélange pas, et la température locale contre la paroi
Dans un placard, l’air ne circule pas comme au milieu d’une pièce. Le volume est fermé, peu ventilé, et l’air y reste facilement immobile. S’il est adossé à une paroi plus froide, c’est au contact de cette surface que tout se joue. L’air du logement peut sembler homogène, mais localement, près d’une paroi froide, la situation change.
Le cas d’illustration de cette page part d’un air à 18,0 °C et 78 % d’humidité relative. Dans ces conditions, le point de rosée est de 14,1 °C, avec une incertitude de plus ou moins 0,35 °C. Cela signifie une chose simple : si cet air rencontre une surface à cette température, ou plus froide, la vapeur d’eau qu’il contient peut se déposer sous forme liquide.
Ici, la paroi la plus froide est supposée à 13,0 °C. Elle se situe donc 1,1 °C sous le point de rosée du cas choisi. La condition de condensation est alors réunie. Ce n’est pas l’air « en général » qui condense partout. C’est l’eau contenue dans l’air qui se dépose là où la surface est assez froide pour l’y amener.
Le point de rosée ne décrit pas une sensation d’humidité. Il désigne la température à laquelle un air, refroidi sans changement de sa quantité d’eau, atteint la saturation. Au-delà de ce seuil, l’excédent ne peut plus rester à l’état de vapeur. Il se transforme en eau liquide sur la surface concernée.
Il faut aussi distinguer humidité relative et quantité d’eau réelle. L’humidité relative exprime un niveau de saturation, pas une masse d’eau. Un même pourcentage n’indique donc pas la même chose selon la température. Le site donne un repère utile : à 20 °C, 50 % correspondent à environ 8,6 g d’eau par mètre cube, tandis qu’à 100 % on est autour de 17,2 g. Dans le cas étudié ici, à 18,0 °C et 78 %, un mètre cube d’air contient 12,0 g d’eau.
C’est pour cela que l’air plus chaud peut garder davantage de vapeur que l’air plus froid. Si cet air se refroidit au voisinage d’une surface froide, il peut se mettre à déposer de l’eau sans qu’aucun apport d’eau nouveau n’ait eu lieu. Dans un placard, l’air stagnant au contact de la paroi la plus froide rend ce phénomène très local, parfois discret au début, mais physiquement net.
Les valeurs affichées ici restent un exemple de calcul, pas une mesure prise chez vous. Le simulateur est réglable, et seules des mesures à l’hygromètre donnent l’état réel de l’air. Le calcul utilisé sur le site repose sur la formule de Magnus avec les coefficients Sonntag 1990, dans son domaine de validité annoncé, avec l’incertitude indiquée.
Pourquoi un appareil n’y traite que ce qu’il atteint
Quand l’air d’un placard reste peu renouvelé, un appareil placé ailleurs ne peut agir que sur l’air qu’il capte réellement ou qu’il met en mouvement. Cela paraît évident, mais c’est le point souvent mal compris. Un appareil ne « traite » pas un logement de façon abstraite. Il agit sur un flux d’air. Si l’air du placard stagne derrière une porte fermée ou dans un coin encombré, il peut rester largement à l’écart de cette action.
Le problème vient donc moins d’une valeur globale affichée dans la pièce que de la poche d’air locale contre la surface froide. Même si l’air du séjour paraît mieux maîtrisé, l’air qui demeure prisonnier dans le placard peut garder des conditions favorables à la condensation sur la paroi la plus froide.
Il faut aussi éviter une fausse précision. Ce site n’exprime pas une masse d’eau retirée en « litres par jour » à partir de ce type de cas. Cette conversion dépend de deux données que le formulaire ne peut pas connaître : le renouvellement réel de l’air dans le local et le débit des apports d’eau. Sans ces informations, le chiffre serait trompeur.
Autre limite utile à rappeler : ce site ne prétend pas qu’une technologie donnée fonctionne mieux qu’une autre en dessous de 15 °C. La seule formulation prudente ici est la suivante : vérifiez la plage de fonctionnement annoncée par le fabricant. La physique de la condensation dans un placard peut être expliquée ; l’efficacité précise d’un appareil dans toutes les situations ne peut pas être posée ici sans source accessible correspondante.
Ce que change un écartement de quelques centimètres
Quand des objets, des vêtements ou un panneau sont collés contre une paroi froide, l’air circule encore moins. Le contact proche crée une zone où l’air reste presque immobile. C’est justement dans cette lame d’air très peu brassée que la température locale se rapproche le plus de celle de la surface.
Écarter le contenu de quelques centimètres ne supprime pas magiquement l’humidité de l’air, mais cela change la façon dont l’air peut se mélanger. Ce simple espace laisse passer davantage d’air de la pièce et limite la stagnation juste contre la paroi froide. On ne modifie pas le point de rosée de l’air ambiant par ce seul geste ; on réduit surtout une situation où une poche d’air reste durablement au contact de la surface la plus froide.
Autrement dit, le problème n’est pas seulement « l’humidité dans la pièce ». C’est aussi la rencontre entre trois éléments : une quantité d’eau dans l’air, une surface assez froide, et un air local qui se renouvelle mal. Le placard réunit souvent ces trois conditions.
- Air peu brassé dans un volume fermé
- Paroi la plus froide en contact proche
- Objets rangés trop près, qui bloquent encore le mélange d’air
Le signe qu’on découvre trop tard
Le signe visible arrive souvent après la cause physique. On remarque une zone qui reste humide, une sensation de surface qui accroche, parfois une trace. Mais la condensation, elle, a commencé avant ce constat. Elle n’est pas une date d’apparition de marques. Elle est la condition nécessaire pour qu’une paroi reste durablement humide.
Cela change la façon de lire ce qu’on voit. L’absence de trace nette à un moment donné ne prouve pas qu’il n’y a pas eu dépôt d’eau. Inversement, l’apparition d’une marque ne permet pas de dater le début exact du phénomène. Le matériau et la durée d’exposition comptent aussi. C’est pour cette raison qu’ici on parle d’abord de température de surface et de point de rosée.
Dans le cas d’illustration choisi, l’écart entre 14,1 °C de point de rosée et 13,0 °C de surface froide suffit à montrer pourquoi l’eau peut se déposer dans le placard. Le cœur du problème est là : un air contenant 12,0 g d’eau par mètre cube rencontre une surface dont la température est au niveau où cet air ne peut plus tout garder sous forme de vapeur.
Le vrai signal utile n’est donc pas seulement ce qu’on voit tardivement. C’est la combinaison mesurée ou estimée entre l’air ambiant et la température locale de la surface. Les chiffres de cette page servent à comprendre le mécanisme. Pour une situation réelle, il faut relever les conditions effectives de l’air, puis comparer le point de rosée obtenu à la température de la paroi concernée.
Questions fréquentes
Faut-il chauffer plus, ou déshumidifier ?
Les deux marchent, par des chemins différents : chauffer réchauffe la paroi et l’éloigne du point de rosée, déshumidifier abaisse le point de rosée lui-même. Le simulateur permet de tester les deux — montez la température de la paroi, ou baissez l’humidité, et regardez à partir de quand la buée disparaît.
Quelle humidité viser ?
Nous ne donnons pas de chiffre unique : ce qui compte n’est pas un pourcentage mais l’écart entre le point de rosée qui en découle et la température de vos parois. Un même taux est confortable dans une pièce bien isolée et problématique dans une pièce à parois froides.