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Point de Rosée

local enterré

Déshumidificateur sous-sol : l’air vient d’ailleurs

Le simulateur est préréglé sur un cas d’un sous-sol. Déplacez les réglettes : la buée apparaît au moment exact où la paroi passe sous le point de rosée.

L’eau se dépose dans ce cas

Avec de l’air à 19,0 °C et 75 % d’humidité relative, le point de rosée est à 14,5 °C ± 0,35 °C. Une paroi à 13,0 °C est donc 1,5 °C sous ce seuil : la paroi passe sous le point de rosée.

Ces valeurs sont un cas d’illustration, pas une mesure chez vous. Les réglettes du simulateur ci-dessous sont libres — c’est votre hygromètre qui donne les vôtres.

Le cas d’un sous-sol, réglable

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Le contresens de la saison : ce local condense l’été, pas l’hiver, parce que ses parois restent à la température du sol

Un sous-sol partiellement enterré ne suit pas l’air extérieur comme une pièce de l’étage. Ses parois restent froides, car elles gardent la température du sol. En même temps, l’air du logement peut y circuler depuis les pièces chauffées. C’est ce décalage qui crée le piège.

On pense souvent que la condensation arrive surtout quand il fait froid dehors. Dans un sous-sol, c’est souvent l’inverse. L’été, l’air entrant est plus chaud. Or un air plus chaud peut porter plus de vapeur d’eau qu’un air plus froid. Quand cet air rencontre une surface restée froide, il se refroidit au contact de cette surface. S’il atteint sa saturation, une partie de la vapeur devient eau liquide. Aucune eau n’a besoin d’être ajoutée pour que cela se produise.

La clé n’est donc pas la saison prise seule. La clé, c’est l’écart entre l’air présent dans le local et la température réelle des surfaces. Une paroi peut sembler saine à l’œil et pourtant être assez froide pour faire condenser l’air qui la touche. C’est pour cela que la condensation dans un sous-sol est d’abord une question de physique de l’air humide, pas une impression de « pièce fraîche ».

Le cas affiché sur cette page est un exemple de calcul. Il ne remplace pas une mesure sur place. Ici, l’air est fixé à 19,0 °C avec 75 % d’humidité relative. Dans cette situation, le point de rosée obtenu est de 14,5 °C, avec une incertitude de plus ou moins 0,35 °C. La paroi la plus froide est supposée à 13,0 °C. Elle se trouve donc 1,5 °C sous le point de rosée. Dans ce cas, la condensation est possible sur cette surface.

Ce résultat ne dit pas quand des traces apparaîtront. La condensation est seulement la condition nécessaire pour qu’une paroi reste humide de façon durable. L’aspect visible dépend aussi du matériau et du temps d’exposition. Le point central reste simple : si la surface est à une température inférieure ou égale au point de rosée de l’air ambiant, l’eau peut s’y déposer.

Ce que devient l’air extérieur quand il y entre

Quand de l’air entre dans un sous-sol, il n’apporte pas une « humidité relative » abstraite. Il apporte une quantité réelle de vapeur d’eau. L’humidité relative n’est qu’un pourcentage de saturation. Elle ne dit pas, à elle seule, combien d’eau est présente dans l’air. C’est pour cela qu’un même pourcentage ne signifie pas la même chose selon la température.

Un repère suffit à le voir. À 20 °C et 50 % d’humidité relative, un mètre cube d’air contient environ 8,6 g d’eau. À la même température, mais à saturation, il en contient environ 17,2 g. Le pourcentage change, mais la masse d’eau aussi. Voilà pourquoi il faut se méfier des comparaisons rapides entre des airs de températures différentes.

Dans le cas d’illustration de cette page, un mètre cube d’air contient 12,2 g d’eau. Si cet air circule dans un sous-sol aux parois plus froides, il ne garde pas forcément cet état. Au contact d’une surface froide, la fine couche d’air voisine se refroidit. Sa capacité à conserver la vapeur diminue. Si ce refroidissement l’amène jusqu’au point de rosée, l’excédent se dépose.

Le point de rosée est justement la température à laquelle l’air, refroidi sans changer sa quantité d’eau, atteint la saturation. Tant que l’air reste au-dessus de ce seuil, la vapeur peut rester invisible. Dès qu’une surface est à une température inférieure ou égale à ce seuil, la condensation peut se former sur cette surface. La température de l’air ambiant ne suffit donc pas à trancher. Ce qui compte est la rencontre entre l’air et la paroi.

Le simulateur de ce site calcule ce point de rosée avec la formule de Magnus, selon les coefficients de Sonntag 1990, annoncée valable entre −45 °C et +60 °C, avec l’incertitude indiquée plus haut. Les valeurs affichées restent des résultats de calcul. Pour connaître la situation réelle d’un local, il faut relever l’air avec un hygromètre et mesurer la température des surfaces.

Pourquoi aérer au mauvais moment y ajoute de l’eau

Aérer ne retire pas automatiquement de l’eau. Tout dépend de l’air que l’on fait entrer et de ce qu’il rencontre en arrivant. Dans un sous-sol, ouvrir quand l’air extérieur est doux ou chaud peut faire entrer un air qui contient déjà beaucoup de vapeur. Si cet air rencontre des parois restées froides, une partie de cette vapeur peut se déposer dans le local. On a alors ajouté de l’eau au lieu d’en retirer.

Le contresens vient souvent de l’humidité relative. Un air extérieur affiché avec un pourcentage modéré peut pourtant contenir davantage d’eau qu’un air plus froid affiché avec un pourcentage plus élevé. Le pourcentage seul ne permet pas de savoir si l’aération va assécher l’air du sous-sol ou charger encore plus les surfaces froides.

Il faut donc raisonner en point de rosée et en température de paroi, pas seulement en sensation d’air frais ni en humidité relative lue isolément. Si le point de rosée de l’air entrant dépasse la température des surfaces du local, l’ouverture peut favoriser la condensation. Si ce point de rosée reste en dessous, le risque n’est pas le même.

Ce site ne transforme pas une masse d’eau en résultat en « litres par jour ». Ce passage demanderait de connaître le renouvellement d’air du local et le débit des apports d’eau, comme l’évaporation de surfaces, le séchage de linge ou la présence d’occupants. Un formulaire ne connaît pas ces données. Il vaut mieux l’expliquer clairement que donner une valeur trompeuse.

La seule mesure qui tranche : la température de la paroi

La question décisive est simple : quelle est la température de la surface la plus froide ? La condensation ne dépend pas de la température de l’air prise seule. Elle apparaît sur toute paroi dont la température est inférieure ou égale au point de rosée de l’air ambiant. C’est la mesure qui tranche, parce qu’elle confronte directement l’air réel du local à la surface réelle sur laquelle l’eau peut se déposer.

Dans l’exemple de cette page, l’air calculé donne un point de rosée de 14,5 °C, avec une incertitude de plus ou moins 0,35 °C. La surface la plus froide est supposée à 13,0 °C. Elle est donc plus froide que le seuil de condensation calculé. Dans ce cas, le risque de dépôt d’eau sur cette paroi est physiquement cohérent.

Pour raisonner correctement, il faut réunir trois informations :

  • la température de l’air ;
  • l’humidité relative de l’air ;
  • la température de la surface la plus froide.

Les valeurs du simulateur servent à comprendre le mécanisme. Elles ne remplacent pas les mesures. Un hygromètre donne l’état réel de l’air. La température de la paroi, elle, décide si cet air va rester vapeur ou déposer de l’eau au contact. Dans un sous-sol, c’est cette comparaison qui permet de lire la situation sans se tromper de saison.

Ce qui distingue un sous-sol d’une cave du point de vue de l’appareil

Pour choisir un appareil, un sous-sol et une cave ne se lisent pas de la même façon. Un sous-sol partiellement enterré garde des surfaces froides, mais il reçoit souvent de l’air venu des pièces chauffées. Cette arrivée d’air change la situation. La température d’un sous-sol chauffé indirectement reste souvent dans la plage d’usage d’un déshumidificateur à condensation, dit « à compresseur », contrairement à celle d’une cave.

Un appareil à compresseur est prévu pour des pièces à partir de 13 à 15 °C. En dessous, son rendement chute fortement et du givre peut apparaître. Sous 15 °C, la bonne méthode est simple : vérifiez la plage de fonctionnement annoncée par le fabricant de l’appareil envisagé. Rien de plus ne peut être affirmé ici.

Pourquoi l’origine de l’air compte autant que sa quantité

Dans ce type de local, l’eau présente dans l’air ne vient pas seulement de ce qui s’y passe. Si l’air arrive d’autres pièces, il transporte avec lui une part d’humidité que l’occupation du local n’explique pas à elle seule. C’est décisif pour comprendre la condensation et l’impression de « pièce humide ».

C’est aussi pour cela qu’une capacité affichée en « litres par jour » ne dit pas ce qui se passera chez vous. Cette valeur est mesurée dans les conditions d’essai du fabricant, plus favorables qu’un local réel. Et ce site ne transforme pas une masse d’eau en « litres par jour » : il manque le renouvellement d’air du local et le débit réel des apports d’eau.

La ligne de fiche technique à vérifier ici plutôt qu’ailleurs

Dans un local de ce genre, la ligne la plus utile n’est pas d’abord la capacité annoncée. C’est la plage de fonctionnement en température. Elle dit si l’appareil peut travailler dans les conditions réelles du lieu. Le reste vient après.

  • Pour un absorbeur chimique, la limite n’est pas un débit horaire, mais la quantité de sel disponible.
  • Comme il fonctionne sans électricité ni ventilateur, il ne produit pas de bruit.

Ce que la mesure sur plusieurs jours apprend dans ce local précis

Quelques jours de mesure permettent de voir si l’humidité suit surtout les arrivées d’air des pièces voisines, ou si elle reste liée au caractère froid des surfaces. Dans un sous-sol, cette lecture est plus utile qu’un chiffre isolé. Elle montre comment le local réagit réellement, ici, avec cet air-là.

Questions fréquentes

Faut-il chauffer plus, ou déshumidifier ?

Les deux marchent, par des chemins différents : chauffer réchauffe la paroi et l’éloigne du point de rosée, déshumidifier abaisse le point de rosée lui-même. Le simulateur permet de tester les deux — montez la température de la paroi, ou baissez l’humidité, et regardez à partir de quand la buée disparaît.

Quelle humidité viser ?

Nous ne donnons pas de chiffre unique : ce qui compte n’est pas un pourcentage mais l’écart entre le point de rosée qui en découle et la température de vos parois. Un même taux est confortable dans une pièce bien isolée et problématique dans une pièce à parois froides.